Maria Smirnova: comment fonder une école Montessori et exercer le métier de ses rêves

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Par Natalia Yurevich

Il y a tout juste quelques années Maria Smirnova travaillait en tant que responsable financière chez General Electric et était loin d’imaginer qu’elle serait un jour fondatrice et directrice de trois écoles Montessori en banlieue parisienne. Dans l’interview à Madame SuccessMaria nous décrit le processus de la création d’une école et partage ses recommandations sur la façon d’aider les enfants à aimer les mathématiques et les adultes de suivre le projet de leur vie.

Maria, ta vie de la directrice d’école, entrepreneuse et mère de deux enfants est très chargée. Merci d’avoir trouvé le temps pour notre interview. Je suis impatiente de savoir pourquoi une personne avec une belle carrière et une longue expérience dans la finance à l’internationale comme toi, a voulu se reconvertir de manière assez radicale?

Maria Smirnova, fondatrice de Beautiful Minds Montessori School
Maria Smirnova, la fondatrice de « Beautiful Minds ».

Mon choix de carrière initial provient de mon enfance. J’ai grandi à Fryazinopas loin de Moscou, qui est une ville scientifique connue pour son Institut de recherche dans l’électronique. Cela a attiré beaucoup de familles de chercheurs pour venir vivre dans cette zone, tout comme la mienne.

Mes parents m’ont inscrite dans une école publique avec un nombre d’heures considérable en mathématiques et en physique. C’était un choix très répandu. J’ai toujours été plutôt bonne en maths et j’ai ensuite fait mes études à l’Ecole Supérieure de l’Economie à Moscou (Higher School of Economics in Moscow).

J’ai commencé ma carrière chez CastoramaA l’époque ils s’apprêtaient à ouvrir leur premier magasin en Russie. J’ai rejoint une équipe de 7 jeunes professionnels enthousiastes, ambitieux, créatifs et pleins d’idées. J’ai adoré travailler avec eux et j’ai trouvé que j’aimais bien la culture de l’entreprise.

Ensuite j’ai continué mes études avec un Master en Finance et Stratégie à Sciences Po à Paris.

J’ai travaillé ensuite chez General Electric à Paris, Moscou et Londres. Quand je suis revenue à Paris j’ai continué à travailler dans la finance des entreprises. J’ai gravi des échelons et mon avenir professionnel avait de belles perspectives.

Les choses ont commencé à changer après la naissance de mon fils, Sacha. Un jour j’ai lu le livre de Maria Montessori « L’Enfant » et ce livre n’a pas seulement influencé mon approche de l’éducation de l’enfant, mais égalementa eu un gros impact sur ma vision de la vie.

J’avais certainement un travail bien payé et de bonnes perspectives, mais j’ai réalisé que je n’avais pas forcément envie de faire ce metier jusqu’à la fin de ma vie.

J’étais prête à sortir du mon lit le matin pour étudier la méthode Montessori, mais je ne sentais pas le même élan envers mon travail au bureau.

Dr. Maria Montessori
Dr. Maria Montessori

J’ai fini par lire tous les livres de Maria Montessori et les ouvrages sur la méthode Montessori. J’ai ensuite commencé la formation d’éducatrice Montessori 3-6 ans (Montessori 3-6 Training) et j’ai participé à la formation sur la création d’une école Montessori.

Tout cela pendant ton congé maternité?

Oui, tout a commencé pendant le congé maternité. J’ai pris 10 mois pour m’occuper de mon bébé, cela m’a permis à me former à la pédagogie Montessori (certified Montessori teacher).

A mon retour chez General Electric, j’ai continué à apprendre durant mon temps libre et j’ai commencé à préparer mon business plan.

Il y avait un moment où j’ai réalisé qu’à 15 ans j’avais déjà ce rêve d’ouvrir une école!

En plus, je suis née le 1er juin qui est la Journée Internationale de la Protection des Enfants. Je me suis dit que peut-être tout est finalement lié.

Mais tu t’occupais toujours de ton bébé et tu travaillais à plein temps. Comment tu t’es organisée?

Je crois que si tu commences quelque chose, tu dois te concentrer sur ce que tu veux et croire en toi.

Ma citation préférée de Mark Twain dit:

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, donc ils l’ont fait. »

Je m’y reconnais tellement. J’ai vraiment cru que je pouvais faire ce que je voulais et en plus le manque de temps et mon rôle de jeune maman qui s’occupait de son bébé m’ont poussée à m’organiser en fonction et à fixer mes priorités d’une manière très efficace.

Combien de temps cela t’a pris entre l’idée d’avoir une école et l’ouverture de ses portes?

Presque deux ans.

Nous avons ouvert la première école Montessori internationale Beautiful Minds à Courbevoie en septembre 2013, deux ans après la naissance de mon fils en 2011.

Quatre ans plus tard nous avons trois écoles Montessori aux environs de Paris.

Comment as-tu choisi le nom Beautiful Minds pour ton école?

Je trouve que le nom de l’école doit transmettre l’image des enfants qu’elle souhaite avoir.

Je me sens toujours mal à l’aise quand le nom ne montre pas le respect pour l’enfant. Par exemple, un nom comme « Les Petits Diablotins » peut être drôle, mais pour moi ne correspond pas à l’image respectueuse de l’enfant.

Trop souvent le nom d’un lieu qui accueille de jeunes enfants met l’accent sur les qualités visibles de l’enfant.

Pour moi c’était important d’attirer l’attention sur la richesse de leur monde intérieur qui est cachée dans chaque enfant. J’ai tout de suite pensé au nom de « Beautiful Minds »(Esprits brillants)

Quelles étaient tes étapes durant ces deux ans pour créer cette école?

Tout d’abord, j’ai dû trouver un local.
J’ai mis à peu près six mois pour le faire et je considère que j’ai été très chanceuse, car il y a des gens qui cherchent pendant des années.

Ensuite j’ai dû faire tout le travail administratif: les autorisations, les assurances etc. Nous avons dû également faire quelques travaux dans le local, acheter des équipements et le matériel Montessori, créer le site web, passer les entretiens d’embauche et, bien sûr, faire la promotion de l’école auprès des parents et des enfants.

Tout cela combiné avec le travail à plein temps chez General Electric et l’obtention de mon diplôme d’éducatrice Montessori pendant les deux étés. (AMI 3-6 Summer Course).

Tu avais un mentor? Qui t’as soutenue pendant tout ce temps?

Ma famille, mes parents et aussi ma tante, qui est une coach professionnelle et une personne exceptionnelle.

Au fil de mes conversations avec elle, j’ai vraiment pu comprendre ce qui est important pour moi et trouver les meilleures solutions.

Est-ce que tes compétences en finance t’ont aidée?

Je dirais que c’est plutôt mes compétences en gestion des projets et communication qui m’ont aidée le plus – c’est important de savoir communiquer avec des personnes différentes! Mais connaitre les aspects financiers, cela aide aussi.

Avais-tu pensé d’ouvrir plusieurs écoles dès le début?

Non, je n’avais pas vraiment de projet de plusieurs écoles, cela s’est fait par un concours de circonstances. Même si aujourd’hui je sais que rien ne nous arrive par hasard.

Beautiful Minds Maria Smirnova Founder Montessori School ParisUn an après l’ouverture de notre première école Beautiful Minds, j’ai vu un superbe local qui venait de se libérer, juste à côté de notre école. J’ai compris que c’etait une occasion en or d’agrandir l’école. Nous avons loué le local et nous y avons ouvert une nouvelle classe franco-russe.

En même temps en septembre 2014, nous avons ouvert notre école à Puteaux. Et c’était encore une belle coïncidence. Un jour quand je sortais de chez moi, j’ai vu un beau local commercial à coté qui était à louer. Cet endroit est devenu notre deuxième école.

Notre dernier projet était le résultat de la collaboration avec la mairie de Puteaux qui nous a contactés pour nous proposer d’occuper de nouveaux locaux que nous louons actuellement à la Place du Théâtre à Puteaux

C’est ainsi que nous avons ouvert notre troisième école et notre première classe élémentaire.

As-tu fait face à beaucoup de problèmes?

Cela dépend de ce que tu appelles « un problème ».

Je me demande souvent: est-ce vraiment un problème ou juste certaines circonstances de la vie?

J’essaie de tirer des leçons de chaque situation. Comme mon autre citation préférée le dit: 

« Chaque problème est un cadeau, emballé dans un problème. Plus grand est le problème, plus grand est le cadeau à l’intérieur. »

Mais le plus difficile pour moi reste toujours de trouver l’équilibre entre la vie privée et le travail.

Entre temps tu as eu ton deuxième enfant!

Oui, ma fille Nina est née un mois après l’ouverture de notre deuxième école et l’agrandissement de la première.

Tu es partie en congé maternité?

Mon deuxième congé maternité a été relativement court.

Beautiful Minds International Montessori School Paris RoomQuand Nina avait 4 mois, notre éducatrice russophone est tombée malade et a dû rester en arrêt maladie assez longtemps sans venir à l’école.

En ce moment il s’est avéré compliqué de trouver en France une éducatrice Montessori russophone, donc je l’ai remplacée. J’ai emmené Nina à l’école avec moi. Elle était allongée sur son petit tapis dans la classe pendant que je travaillais avec les enfants.

Je ne pense pas que cela l’a beaucoup perturbée. Au contraire elle est très sociable. Cette année elle a rejoint cette même classe en tant qu’élève.

« C’est la vie! » comme on dit.

C’est la classe bilingue Franco-Russe?

Oui, elle est maintenant devenue trilingue, nous avons récemment ajouté l’Anglais.

Votre enseignement est trilingue dans chacune de vos écoles?

Montessori Flowers Image Beautiful Minds Montessori school

Non, pour le moment nous avons juste une classe trilingue, les autres écoles sont bilingues anglais- français.

Qu’est-ce que tu aimais faire quand tu étais petite?

A l’école, j’ai adoré apprendre des langues étrangères.

En dehors de l’école j’ai fréquenté l’école de musique, j’ai joué du piano. J’ai toujours été passionnée par la musique et j’aime toujours écouter et jouer les œuvres de Frederic Chopin et Sergey Rachmaninov.

Maria Smirnova Founder and Director Beautiful Minds Montessori

J’ai également fait partie du théâtre musical pour enfants « Sur les ailes de la musique » dirigé par une personne formidable et talentueuse Irina ToulchinskayaUn de mes spectacles musicaux préférés qu’elle avait écrit a été « La Reine des Neiges« , je me souviens toujours la plupart de ses chansons.

A part cela j’ai toujours aimé lire et même écrire la poésie.

Mais je n’avais absolument pas le temps pour regarder la télé ou aller au cinéma.

C’est intéressant! Maria, l’enseignement est typiquement un métier féminin. Est-ce que c’est pareil dans vos écoles?

Oui, je peux confirmer qu’effectivement la plupart de nos éducateurs sont des femmes. Jusqu’à présent nous n’avons eu que deux éducateurs hommes.

Pourquoi les hommes ne vont pas trop dans ce domaine?

Peut-être parce que les femmes en général passent plus de temps avec les enfants, elles se sentent plus à l’aise et plus enclin de choisir ce type de métier.

Beautiful Minds International Montessori School Puteaux Maria SmirnovaMais je voudrais croire que cette tendance pourrait changer.

Par exemple en France les pères ont maintenant droit à un congé parental de 6 mois pour s’occuper de leurs enfants. Les pays nordiques offrent encore de meilleures conditions aux pères de familles, ils peuvent rester à la maison même plus longtemps.

Et ce n’est pas un hasard que dans les pays scandinaves il y a plus d’enseignants hommes dans les écoles. Je pense que ce modèle dans lequel les femmes étaient les premières, voire les seules, à s’occuper des enfants, est en train d’évoluer et nous aurons bientôt plus d’équilibre aussi au niveau des équipes pédagogiques des écoles.

Est-ce que les filles ont besoin de plus de soutien pour réussir en maths et disciplines scientifiques?

Nous ne séparons pas les garçons et les filles dans nos écoles.

Les garçons, aussi bien que les filles peuvent avoir plus d’aptitudes en maths ou au contraire, en dessin.

J’ai d’ailleurs fait une recherche récemment sur le fait que les femmes pourraient très bien avoir les mêmes capacités en maths que les hommes. 

Nous en avons parlé avec les parents lors de notre « Café Parents » sur le thème « L’esprit mathématique ».

Les recherches internationales confirment qu’il n’existe pas de différences majeures entre garçons et filles dans leurs aptitudes en maths, même si les garçons continuent à avoir un léger avantage.

La raison principale c’est le fait que les femmes ont eu accès à l’éducation beaucoup plus tard que les hommes.

Néanmoins, ces différences se sont beaucoup estompées ces dernières décennies, en démentant l’influence du facteur biologique.

La politique de l’enseignement, les diverses expériences, la culture ont également une grande influence sur les performances des femmes en mathématiques et en sciences. 

C’est aussi intéressant de savoir que les hommes et les femmes utilisent les zones du cerveau différentes quand ils doivent résoudre un problème mathématique.

Les femmes ont besoin d’utiliser plus de zones cérébrales que les hommes. Elles ont 9 zones qui travaillent à ce moment-là, et pas uniquement celles qui sont liées à la logique comme chez les hommes.

Mais jusqu’à présent le système d’enseignement de mathématiques a été plutôt adapté au cerveau masculin.

Par exemple, quand on travaille sur les problèmes mathématiques, ce n’est pas suffisant de juste rester tout seul, silencieux, en train de poser son calcul.

Il est très important de discuter, avoir un échange, travailler en groupes, estimer les résultats et en parler pour défendre ses hypothèses. C’est comme ça que nous abordons les mathématiques dans la pédagogie Montessori, surtout à l’école élémentaire.

Si nous le faisons de cette façon, l’éducation mathématique sera plus adaptée aux filles et elles seront capables d’avoir de meilleurs résultats en maths, mais les garçons pourront en bénéficier aussi!

Merci pour ces observations intéressantes! Maintenant parlons succès. Comment tu le définirais?

Pour moi le succès est la réalisation de soi, c’est d’être heureuse, faire ce que tu aimes faire et aider les autres à réaliser leur potentiel.

Est-ce que tu parles du succès avec tes enfants?

Non, nous n’avons pas encore eu de conversations à ce sujet.

Maria Smirnova Founder Beautiful Minds Montessori School paris 2Ma fille Nina est trop petite, mais mon ainé, Sacha, a maintenant 6 ans, cela devient l’âge où il sera curieux d’apprendre plus à ce sujet.

J’aimerais aider mes enfants à construire une bonne estime de soi, développer leurs talents, vivre à leur propre rythme et être heureux.

En parlant en langage Montessorien, je voudrais qu’ils trouvent leur « tache cosmique » – une vocation qui leur permet de développer leur potentiel tout en ayant un impact positif sur l’humanité.

Quels sont tes exemples des gens qui ont réussi?

C’est un peu difficile à dire, car nous ne pouvons pas savoir ce qui se cache derrière tel ou tel succès. C’est très personnel.

Nous pourrions croire par exemple, que le succès c’est d’avoir un bon poste, gagner beaucoup d’argent etc., mais souvent on ne sait pas si les gens qui ont tout cela, sont vraiment heureux et s’ils font ce qu’ils aiment faire.

Quelqu’un a dit:

« Vous n’êtes pas obligés de faire quelque chose, juste parce que vous savez le faire bien. »

Cette phrase parle de moi aussi.

J’ai eu une belle carrière dans la finance et tout mon entourage était persuadé que c’était mon destin, quelque chose pour laquelle j’ai été faite. Et pourtant j’avais juste des compétences pour bien faire mon travail, mais il ne m’inspirait pas le désir de me lever tôt et partir au bureau en courant.

Quelles sont tes recommandations à tous ceux qui voudraient ouvrir une école?

Tout d’abord,

il est important de comprendre pourquoi vous souhaitez le faire, quelles seront ses particularités, quelle approche éducative vous souhaitez appliquer, quelles valeurs vous voulez transmettre, avec quels parents et quels enfants vous souhaiterez travailler.

Si vous ne formulez pas ces idées pour vous-mêmes, ce ne sera pas clair pour les parents, ils ne vous feront pas confiance.

En général, si vous voulez créer une école ou une autre activité,

je vous conseille de partager vos idées avec d’autres personnes. Il y a toujours plus de probabilité de rencontrer quelqu’un qui pourrait devenir important pour votre projet, si vous en parlez autour de vous.

Si personne ne sait rien de votre projet, c’est difficile de trouver de l’aide et des collaborateurs.

Maria, pourrais-tu me raconter comment tu organises ta journée? As-tu un planning précis?

Je commence toujours par écrire une liste de choses sur lesquelles je dois travailler dans les semaines à venir.

Et j’essaie d’évaluer les risques. Et je me demande ce qui pourrait se passer, si je ne fais pas telle ou telle chose plus tôt et je fixe mes priorités en fonction.

Je n’ai toujours pas trouvé le système de planning idéal, donc j’essaie souvent d’optimiser le mien pour trouver des astuces qui me permettraient d’être plus efficace et productive.

Comme Dwight D. Eisenhower a dit:

« Dans la préparation à la bataille j’ai toujours constaté que les plans sont inutiles, mais la planification est indispensable.« 

A quelle heure tu te lèves?

Cela dépend, mais j’essaie de me lever vers 6h du matin.

"Beautiful Minds", école Montessori, Puteaux
« Beautiful Minds », école Montessori, Puteaux

Et à quelle heure tu te couches?

Cela dépend aussi, j’essaie de me coucher avant 23h. Certaines recherches ont prouvé que le sommeil le plus sain se passe entre 22h et 2h du matin, c’est l’heure où les cellules de notre corps se régénèrent et on dort bien.

Comment se passe ta matinée?

Si je me lève à 6h, j’essaie de commencer par écrire quelque chose. J’écris sur des choses complètement différentes, pas spécialement liées les unes aux autres. J’écris des fois quelques affirmations positives.

A part cela, j’aime avoir une demi-heure pour lire. Et ensuite je me prépare et je réveille mes enfants.

Quels sont les livres que tu aimes et que tu pourrais conseiller?

Je recommande fortement les livres de Maria Montessori, par exemple « L’Enfant« .

J’aime aussi les livres de Brian Tracy sur le développement personnel, un de mes préférés c’est « Maximum Achievement ».

Pour ceux et celles qui cherchent à libérer leur créativité, je peux conseiller le livre de Julia Cameron « Libérer Votre Créativité« , elle est surtout connue pour l’idée des « pages matinales ».

Superbes recommandations, je te remercie! Et qu’est-ce que tu prends au petit déjeuner?

J’essaie d’avoir toujours un petit déjeuner protéiné et des fruits. Cela m’aide à ne pas avoir faim trop tôt et être en forme.

Et tes enfants mangent la même chose?

Ils prennent à peu près la même chose, peut-être des choses un peu plus sucrées, mais on essaie de manger sain.

Est-ce qu’ils ont le droit au sucré?

Oui, de temps en temps.

Comment tu fais pour ne pas remettre les choses au lendemain?

Parfois je peux avoir des phases quand malgré tout le travail que je fais, je me trouve bloquée.

Quand c’est comme ça, je vais mettre ce travail de côté et je vais m’occuper d’autres choses.

Et j’attends pour que le puzzle soit résolu de lui-même et que la bonne solution arrive. Parfois il suffit juste de patienter.

Si je suis bloquée, je peux aussi écrire des choses sur le papier avant d’aller me coucher, comme si je formulais une demande d’aide à l’Univers. Et parfois je reçois des réponses très intéressantes.

Maria, quelles sont tes projets pour l’avenir?

Je voudrais développer davantage nos écoles, notamment continuer à travailler sur la qualité de l’environnement préparé que nous proposons aux enfants.

Je travaille sur le projet de lancement d’une nouvelle plateforme de communication pour les parents.

Je vais continuer à développer notre école élémentaire, mais je réfléchis aussi sur ce qui pourra se passer après. Je voudrais donc apprendre plus sur « Montessori pour adolescents ».

Je suis très intéressée par ce sujet, mais je sais que c’est encore un niveau au-dessus en termes d’efforts. Nous aurions besoin de plus d’espace, certainement un nouveau bâtiment. Ce sera un projet d’une autre envergure, plus institutionnel, je dirais.

Je travaille également sur mon premier livre autour de l’environnement préparé Montessori et comment créer des conditions optimales pour les enfants en fonction de leur âge. 

Je voudrais que ce livre devienne une aide pour les personnes qui souhaitent créer une école Montessori, qui voudraient savoir ce qui est important quand l’on travaille avec des enfants de tel ou tel âge. 

Je voudrais  terminer ce livre.

Et aussi, je voudrais passer plus de temps avec mes enfants en contact avec la nature. Nous habitions dans une ville et nous passons la plupart de notre temps ici. Je voudrais pouvoir aller plus souvent à la montagne, dans les forêts etc.

Maria, je te souhaite beaucoup de succès dans tous tes projets ! Merci pour cette interview inspirante!

Liens utiles

Maria Smirnova sur le web:

Beautiful Minds International Montessori School

Apprendre Montessori:

Se former en Montessori:

Personalités:

Livres

 

Photos: Beautiful Minds et Natalia Yurevich

Traduit en français par Olga Fromentin

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